Non-sens · Agriculture & alimentation
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On subventionne la production agricole, puis on importe les produits transformés
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Le non-sens, en clair
On subventionne massivement la production agricole française, puis on laisse la matière première partir se faire transformer à l'étranger avant de réimporter le produit fini. Exemple emblématique : la France peut couvrir 148 % de ses besoins en blé dur, mais importe 75 % des pâtes et de la semoule qu'elle consomme.
En bref
148 %
de nos besoins en blé dur couverts
75 %
des pâtes consommées sont importées
43 %
des terres agricoles dédiées à l'export
Pourquoi ce non-sens persiste
- La PAC subventionne les fermes en fonction de leur surface, ce qui a poussé à l'agrandissement et à la production de masse peu transformée, plutôt qu'à la valeur ajoutée locale.
- L'industrie agroalimentaire s'est spécialisée dans des produits standardisés à faible marge, en important une grande partie des composants.
- Rien n'articule les aides à la production avec une stratégie de transformation sur le territoire.
Sources
Terre de Liens, rapport sur la souveraineté alimentaire (février 2025, données Solagro) : 43 % de la surface agricole utile dédiée à l'exportation ; capacité de 148 % en blé dur mais 75 % des pâtes/semoule importées. — INSEE (2024) : la France exporte des produits bruts et importe des produits transformés.
Les propositions
Une autre voie existe
Les solutions proposées à ce non-sens
Articuler les aides PAC à l'investissement de transformation agroalimentaire
+ Proposer une autre solution
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