On rouvre sans cesse la même rue, faute de coordination et d’anticipation
Le non-sens, en clair
On refait un trottoir à neuf, puis on le rouvre quelques mois plus tard pour un câble ou une canalisation. Et on recommence : une fois pour la fibre, une fois pour l'électricité, une fois pour un capteur. À chaque fois, on ré-ouvre, on re-terrasse, on remet en état — alors que tout aurait pu être fait d'un coup, si les acteurs s'étaient parlé et si l'on avait laissé un simple tube vide en réserve dès la première ouverture.
Pourquoi ce non-sens persiste
- Chaque acteur (voirie, eau, télécom, gaz, électricité) planifie ses travaux dans son coin, selon son propre calendrier budgétaire, sans obligation de s'informer mutuellement.
- Chaque réseau est posé au moment où le besoin apparaît, jamais en anticipation.
- Le tube vide (fourreau en attente) coûte quelques euros au mètre, mais personne n'a de raison budgétaire de le poser « pour les autres ».
- Celui qui ouvre aujourd'hui ne supporte pas le coût de la réouverture de demain, qui incombera à un autre acteur, une autre année.
- Le moratoire qui protège une voirie neuve ne fait que retarder la réouverture, sans inciter à se coordonner ni à anticiper en amont.
Sources
Code de la voirie routière (art. L. 115-1) : le maire coordonne les travaux affectant le sol et le sous-sol des voies publiques ; les concessionnaires doivent lui transmettre leurs programmes. Sujet récurrent de doléances des communes (Sénat, question écrite Roland Povinelli, 2012 ; Le Moniteur, « Halte aux tranchées défigurant la voirie » ; La Gazette des communes). Le moratoire protégeant une voirie de moins de 3 ans retarde la réouverture sans imposer coordination ni pose d'un fourreau en attente.
Les propositions
Une autre voie existe
Les solutions proposées à ce non-sens
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