Faute de médecin, on appelle les pompiers et le SAMU pour des besoins non urgents
Le non-sens, en clair
Faute de médecin de proximité, les gens appellent les pompiers et le SAMU pour des soins qui relèvent de la médecine de ville — mobilisant des moyens d'urgence coûteux pour pallier l'absence de prévention et de soins courants. Quand les pompiers interviennent ainsi à la place d'un médecin (« carence »), on ne leur rembourse que 123 €, alors que l'intervention leur coûte 450 à 500 €.
En bref
Pourquoi ce non-sens persiste
- Le recul de la médecine de ville dans les déserts médicaux reporte la demande sur les secours d'urgence : le Sénat parle des pompiers devenus « le palliatif universel au recul des services publics ».
- Le ministère de l'Intérieur (pompiers) paie ce que le ministère de la Santé n'a pas prévenu — deux budgets séparés, aucune incitation à agir en amont.
- Les secours d'urgence n'ont ni le mandat ni les moyens de faire de la prévention.
Sources
Sénat, rapport sur les déserts médicaux et proposition de loi sur la sécurité civile : indemnisation de 123 € par carence pour un coût réel estimé à 450-500 € ; pompiers devenus « le palliatif universel au recul des services publics ». — Cour des comptes (2023) : 38 % des dossiers de régulation du SAMU relèvent de soins non programmés de médecine de ville (+58 % depuis 2014).
Les propositions
Une autre voie existe
Les solutions proposées à ce non-sens
Réactions
Les réactions sont réservées aux membres connectés. Connectez-vous pour participer au débat.